Albertelli Dominique

Val-de-Marne / Île-de-France

Parcours et démarche artistique

En tant que plasticienne depuis 20 ans, j’interroge l’humain dans toute sa complexité. Mon travail passe entre autre par une introspection critique ainsi que par une analyse des relations humaines.

Entre l’humain et l’animalité, entre le figuratif et l’abstrait, mes œuvres échappent aux représentations traditionnelles et réussissent à concilier ces positions apparemment contradictoires.

Sur mes toiles, toujours de très grand format, le figuratif et l’abstrait se côtoient. Des formes abstraites, organiques, flottent dans l’espace pictural et semblent interagir avec les figures représentées. Elles instaurent un questionnement critique dans l’esprit du spectateur et évoquent des champs de pensées inconscientes.

« Mes toiles parlent toujours de l’humain, de sa solitude mais aussi de son rapport au monde et aux autres [….]
Pour moi seule la peinture et la toile peuvent parler de la solitude et de l’amour,
de la vie et de la mort, de la poésie et du silence tremblant de l’air […] »

Je questionne le courant ténu qui passe entre les êtres quels qu’ils soient, avec leurs différences, leurs difficultés à communiquer, se comprendre ou s’aimer.

Mon travail sur papier est plus instinctif. Je peux le caresser ,le violenter, le déchirer, l’effleurer. Il peux être sombre, léger ,clair, profond . Il semble qu’il pourrait sortir de la feuille, aller faire sa vie, aller rejoindre celui qui le regarde. Il fait danser les lignes... Je peux l’emmener dans le monde entier dans mon sac et il aime ça...
« Les dessins de Dominique Albertelli, sorte de chronique de la vie quotidienne, prennent ici une allure quasi chorégraphique » (Jérôme Cassou. Le journal des Arts /Arte 2010.)

Nourrie intellectuellement par des voyages de recherches artistiques et un travail d’ethnologue notamment dans deux tribus amérindienne avec lesquelles j’ai vécu plusieurs années, je me suis confrontée à des mondes inconnus qui sont comme des fulgurances de mon art.
« Je est un autre » sous-tend l’ensemble de ma démarche. Quand Rimbaud écrit ces quelques mots, il professe une conception originale de la création : l’artiste ne sait qui s’exprime en lui…
Outre la question artistique, c’est la problématique même de l’identité du « Je » qui est traitée. Il y a l’identité que l’on se fabrique qui peut se façonner avec la dureté ou la complaisance du miroir, l’identité que les autres nous prêtent mais aussi bien sûr l’identité sublimée dont nous avons rêvé…

Le spectateur s’interroge à propos de l'œuvre exposée et le rapport qu’elle peut avoir avec lui-même. Il est libre de ressentir ces œuvres et de les interpréter selon sa sensibilité et ses expériences. L’art est là pour toucher l’esprit et nos conditions d’être humain dans la société actuelle.

Mes partis pris portent sur plusieurs points, ils passent par l'étude des grands classiques : Alberto Giacometti, Goya, Rembrandt)la perception attentive des courants contemporains /Chen Zen Gérard Garouste, Marc Desgrandchamps / ainsi que par une approche psychologique et par une analyse du contexte donné.

« L’objet toile peut être ce passage libre de mots qui nous tient les uns aux autres ; devant la peinture chacun est à égalité ; pas d’échelle de valeur des émotions, du ressenti, de la beauté ou de la jouissance. Quelque chose comme une égalité des chances, une société rêvée ou chacun s’approprie l’art comme un objet offert, donné au regard, révélateur et qui peut tout à la fois apaiser, bousculer, réveiller, transcender ; qui rejoindrait le sacré dont nous manquons tous ; Un objet magique en quelque sorte […] »

Expositions et résidences passées

26-10-2022 - GALERIE BRÛLÉE 6, Rue Brûlée 67000 Strasbourg France - Exposition collective

Lieu de retrait des œuvres de l’artiste

Dans son atelier