Description de l'œuvre

Classification : Installation
Matériaux : coton, mousse, plastique
Dimensions : Grand / Portrait
Hauteur (cm) : 250
Largeur (cm) : 250
Longueur (cm) : 250
Nombre d'exemplaires : Unique
Année de création : 2020

Le confinement fut pour moi une expérience précieuse sur ma propre résilience. Entourée de jambes de mannequins que j’avais chiné en Espagne et dans ce présent suspendu, un champ de possibles sans limite s’est ouvert devant moi à partir de serpillères que j’ai acquis lors de mes sorties munies d’attestation. Ces serpillères symbolisent de travail sans espoir de transcendance, a l’egal du rocher qui enchaine Sisyphe. Cette piece s’integre dans une serie heponime qui interroge la resilience A force d’essuyer des oppositions, des freins, des interruptions, des rejets, l’humain et l’artiste en particulier continue a se relever, a nettoyer tout ce qui l’encombre et faire des obstacles sa matière première Marta Santos, 20 septembre 2020

À propos de l'artiste

Je fais partie des artistes qui travaillent la sculpture à partir d’éléments dits pauvres, recyclés, qui me fournissent la matière première de ma production. Mon travail est ancré dans la réalité qui m’entoure, dans la mémoire et les actions de ma vie et de celle des êtres autour de moi. Je ne fais que intensifier et révéler l’impact des objets et des situations qui existent déjà.

Je réinvesti des « systèmes de production » traditionnellement dévolus aux femmes. D’une part, et à la manière des artistes du mouvement Pattern & Décoration des années 70, j’emprunte à la tradition de la création féminine et domestique les techniques utilisées (la boîte à couture, la machine à coudre, le crochet) et d’autre part, j’utilise des matériaux dits triviaux ou manufacturés (cuir, poupées, mannequins, textiles, plastiques) dans les volumes que je crée, pour arriver à une requalification poétique de formes inscrites dans une histoire, sans idéal d’universalisme ou d’absolu.

Ma pratique et sa forme narrative explorent de façon transversale et poreuse les territoires de l’intime et de la féminité affirmée. À la manière des plasticiennes surréalistes je tisse ma matière, mon moi et mon identité telle une suite de reliquaires.

Le point de départ est toujours dans les objets trouvés, dans la vérité et l’humour des objets familiers que je détourne (par la soudure ou la couture). Les associations et assemblages se font de façon intuitive et un matériau en appelle un autre ou redéfini le geste suivant dans un travail en mouvement, suite de transformations successives, qui aboutissent parfois à ce qui semble un échec mais se pose aussi comme une promesse.

A force d'essuyer-installation

par MARTA SANTOS
5000€