Description de l'œuvre

Classification : Estampes et éditions
Matériaux :
Dimensions : Petit / Portrait
Nombre d'exemplaires : 1
Année de création : 2020

65x50, impression encres pigmentaires sur papier d'art 300gr, signée numérotée de 2 à 10

À propos de l'artiste

« Pourquoi je peins… » etc. (ou qu’est-ce qui me fait peindre ?)
J’ai toujours préféré dessiner, je suis sans doute par nature plutôt porté vers les images. Il y a aussi cet instituteur qui dessinait au tableau, premier peintre que je voyais devant un « chevalet », et cet oncle, peintre à ses heures, merveilleux aquarelliste surtout. Puis, dans l’intimité d’un grenier, les rencontres virtuelles de peintres et d’œuvres par le biais d’articles de magazines, et, en même temps, celles totalement réelles de professeurs de dessin au collège puis à l’école Estienne et après. J’y ai eu la confirmation qu’on pouvait à la fois avoir un métier et une vie tous les deux artistiques. Je suis devenu professeur d’arts appliqués sans jamais cesser d’être surtout artiste. Puis il y a eu la danse avec Alvin Nicolaïs et Merce Cunningham, le théâtre de Peter Brook, la musique de John Cage, et puis Cézanne, André Masson, Bram Van Velde, sans oublier quelques amis, eux aussi artistes et chercheurs.
Peindre pour soi et exercer le métier de chercheur en art, comme Cézanne a pu définir l’artiste en tant qu’apprenant et chercheur « la peinture est un enseignement ». Je conçois mon travail à partir d’une suite de questionnements aussi bien intellectuels que sensibles « en et par » la peinture en action. J’expérimente davantage que je fabrique et produis en ce sens un art conceptuel. Je conçois par nécessité personnelle et me rallie sans complexe à des esthétiques impressionnistes, expressionnistes et parfois lyriques ; par goût je présente des œuvres sans programme apparent, marquées par l’instantané et littéralement sans cadre et me rapproche en cela de pratiques surréalistes vs automatiques. Je conçois mon art comme une aventure provisoire.
En l’état, mon travail actuel interroge la vue, le mouvement et l’espace occasionnels autant que l’instauration du tableau. Les œuvres articulent simultanément plusieurs niveaux de perceptions : objectives, spectaculaires, intellectuelles et incertaines. Rien de net, il n’y a pas de format préalable, pas d’objet concret, pas de droites : tout dessin doit apparaître aléatoire ou esquissé, provisoire, et surtout le moins de règle possible. J’use de pratiques dans lesquelles je fais parfois allusion à des œuvres ou des artistes aimés, Cézanne, Bonnard, Picasso, Matisse, Bram van Velde, André Masson, Geneviève Asse, Eugène Leroy, Barnett Newman, Jackson Pollock, Yves Klein, Merce Cunningham…)
Mon travail tend au plus frais, au plus improvisé possible, comme les artistes que j’aime ont créés des « objets plastiques et esthétiques » dont l’expression dépasse les moyens de réalisation, où ils me semblent avoir voulu incarner l’idée de toujours faire naitre la peinture. Je souhaite en ce sens à la fois présenter ensembles des œuvres sur le thème « Alentours » des œuvres « secondes », inspirées par leurs reflets lithographiés.
Qu’est ce qui pourrait me faire arrêter de peindre etc. ?
Comme tout un chacun et de façon momentanée, mon travail se trouve parfois empêché et m’impose un arrêt, un recul, une pause, un retrait etc. J’ai symétriquement remarqué que pendant ces vides, je continuais en vérité à travailler artistiquement, quand bien même, me croyant asséché, je réfléchirais à changer de « métier ». J’ai de temps à autres souscrit à l’idée de produire de l’utile. Raté.
Reste la maladie qui, insidieusement et par surprise, rend irresponsable, ou la fin ordinaire.
Alain Bouaziz

Alentours 63-4

par alain bouaziz
450€
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