Description de l'œuvre

Classification : Sculpture
Matériaux : plâtre
Dimensions : Petit / Portrait
Hauteur (cm) : 12
Largeur (cm) : 4
Longueur (cm) : 10
Nombre d'exemplaires : Unique
Année de création : 2017

Cette oeuvre s’exprime par une transcendance des fragments d’architecture anciens, stylobates, bas-reliefs, triglyphes et métopes. Celle-ci se matérialise avec des vides et des pleins, des formes minimales et aseptisées. Les ruines et leurs muséographies sont ici profondément transformées en se dé tachant des formes et des matières originelles pour créer une nouvelle existence à ces empreintes du passé.

À propos de l'artiste

Morgane Porcheron (Lyon, 1990), diplômée de l’Institut Supérieur des Arts de Toulouse (DNAP en 2013) et des Beaux-Arts de Paris (DNSAP 2016). Partage un atelier à montreuil depuis 2017.

Elle développe ses recherches en atelier et en immersion dans le cadre de résidences artistiques : à la Casa Lool dans le Yucatan en 2016, à Zone Sensible à Saint-Denis avec la bourse [N.A!] Project en 2019 et à La Menuiserie 2 dans l’Oise en 2021.

Son travail a été montré, au musée du Louvre en 2017 ; à La Grande Halle de la Villette, à la galerie du Crous, à la galerie Un-Spaced et durant le Festival d’Histoire de l’Art en 2018, dans l’abbaye Saint-Martin à Laon, ou encore, au musée de La Piscine à Roubaix en 2019 ; à la galerie du Chevalet à Noyon, et aussi, au 24Beaubourg en 2020. Elle a aussi exposé en Chine et au Mexique.

En tant que commissaire d’exposition, elle a organisé des expositions comme au Doc en 2016, au Point Éphémère en 2017, à La Villa Belleville en 2018, ou encore, à Arondit en 2019.
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Nous habitons un monde où les prouesses techniques et technologiques vont de plus en plus loin, nous construisons toujours plus haut et vite. La terre est recouverte de béton l’empêchant de respirer. Cependant, habite ce monde tout un univers souterrain foisonnant de vies et constituant une richesse insidieuse, invisible au premier coup d’œil.

Mon travail artistique s’articule autour de l’impact de la nature sur les constructions humaines. Par exemple, lorsqu’une plante tente de croître dans un espace qui a été restreint par l’Homme, elle va engendrer des craquelures et affaiblir les constructions qui l’entourent. Je mets ainsi en évidence la force qu’a la nature à se développer, en particulier en paysage urbanisé. Je confronte sans cesse des matériaux naturels liés au vivant, comme la terre et les plantes, à des matériaux de construction liés au bâti, comme le béton, le plâtre ou encore le treillis métallique.

Au gré de mes balades, je récolte des éléments liés à notre espace environnant, je retrace leur histoire, puis, j’élabore une archéologie du quotidien. Je souligne les fondations, les strates et les composants souvent dissimulés mais qui sont essentiels. J’exploite ensuite ces éléments par la sculpture, l’installation, le dessin et la photographie. Mon travail est en lien avec le vivant, le paysage et l’architecture. Dans mes compositions se joue une double tension : l’ambivalence entre l’artisanat et le manufacturé, un va- et-vient entre l’intervention de l’Homme sur la Nature et la constance de celle-ci à reprendre ses droits.

Les écrits et les idées d’architectes, théoriciens, philosophes et paysagistes comme Yona Friedman, Gilles Clément, Emanuele Coccia, Paul Ardenne, ou encore, Gilles Tiberghien nourrissent mon travail, ainsi que certains courants artistiques fondateurs comme l’Arte Povera et l’Art Minimal.

Contre-forme #4

par Morgane Porcheron
480€