Description de l'œuvre

Classification : Peinture
Matériaux : Acrylique, toile
Dimensions : Grand / Paysage
Hauteur (cm) : 97
Largeur (cm) : 3
Longueur (cm) : 130
Nombre d'exemplaires : Unique
Année de création : 2021

Cette série résonne tristement avec la destinée des femmes afghanes, et à toutes celles que l’on cherche à cacher sous des voiles, sous des peaux impudiques, sous des propos artificiels, par des groupes qui figent les textes et enferment les femmes dans leur chair. "Selon la tradition biblique Adam et Eve vivaient dans la grande plaine fluviale qui se situe entre le Tigre et l’Euphrate, dans une région luxuriante appelée « Éden » qu’ils durent quitter à la suite d’une histoire compliquée d’import-export de fruits, dont certains disent qu’il s’agissait de pommes. Ce qui fait beaucoup rire les historiens car il est clair que dans cette aventure il n’y eut jamais la moindre trace de pomme, pas même un pépin, et qu’il s’agissait plutôt de figues, même si pour certains commentateurs il s’agissait de blé ou encore de raisins." - Floriane Chinsky (Rabbin ordonnée à L’Institut Schechter d’Études Juives à Jérusalem

À propos de l'artiste

Plasticienne pluridisciplinaire, je relis images, textes et son au tour du questionnement de l’identité, des croyances, et des mythes, qui trop souvent délient. Le XXe siècle a fabriqué des idoles de la pop culture, l’iconographie sacrée est devenue populaire, voire laïque. Le sacré, ce qui est à part, est un objet qui métaphorise ce qui nous interroge. Qu’est-ce que notre identité, notre genre ? Qu’est-ce qui nous tient à cœur ? Qu’est-ce qui nous lie les uns les autres ? Est-ce immuable ou versatile ? Qu’est-ce qui nous donne envie de nous lever le matin et de rencontrer les autres ?
À travers des installations sonores, textiles et picturales, je propose de plonger les spectateurs dans une ambiance théâtrale et multiple autour de figures des mythes monothéistes et polythéistes. Pour ce faire, je propose des installations avec détecteurs de mouvement ou des interactions du public (créer des phylactères autour des tableaux), basé sur des textes mêlant mon écriture à celle de philosophes, des objets textiles brodés, cousus, tricotés et une série de peintures acryliques de grand format, voire, de très grands formats (deux mètres et plus), et parsemer le tout d’une touche d’humour.
Si saint Jean-Baptiste et Orphée reviennent souvent dans mes obsessions, mes travaux s’intéressent de plus en plus, Eve ou Salomé, des femmes reléguées au second plan dans l’Histoire et les mythes : Pomone ou Pénélope, l’épouse d’Ulysse, Glaucé, la remplaçante de Médée. Le questionnement sur la place de la femme dans les textes fondateurs, dans la société, le lien sur le genre, la primauté d’un genre sur l’autre, l’origine du monde, le mythe d’origine, Adam et Eve, leur couleur de peau… émaillent mes portraits symboliques et tentent de toucher l’intemporalité.

Eve 68 (Elle aurait pu faire une révolution)

par Léna Coms
1000€