Description de l'œuvre

Classification : Dessin, Techniques mixtes
Matériaux : Papier, encres
Dimensions : Petit / Paysage
Hauteur (cm) : 30
Largeur (cm) : 2
Longueur (cm) : 50
Nombre d'exemplaires : Unique
Année de création : 2021

Cette œuvre est inspiré des ports naturels en normandie, au milieu des falaises des genets et des ajoncs. Cette œuvre est réalisée sur un papier 300g à l'encre de chine et est ensuite marouflé sur un carton et fixé sur un chassis en bois. Je vous laisse, maintenant entrer en communion avec ma démarche… En 1899, le peintre Auguste Renoir a dit à Julie Manet dont l’oncle Edouard Manet faisait parfois des lavis à l’encre de Chine, “Il n’y a que du Noir et du Blanc dans la peinture. On doit donner au Blanc son intensité par la valeur de ce qui l’entoure et pas en y mettant du Blanc. Dans les œuvres d’un grand peintre, comme les Blancs sont beaux et simples parce qu’il sait leur réserver une place”. Chez Dabancourt, cette place essentielle crée toute la puissance de son travail à l’encre de Chine et la magie du talent opère ! Tous, nous vivons l’émotion mais l’artiste sent davantage. Il a un pouvoir réceptif différent qui s’incarne dans sa force créative. Plus le sentiment est riche, plus l’inspiration est nourrie. Dabancourt travaille affectivement ses tableaux. Il a besoin d’aimer ce qu’il a laissé maturer une nuit, des jours ou des mois. ”Ça marche ou ça ne marche pas, dit-il, je dois vibrer moi-même de la révélation de mes encres, de mon trait, de la lumière qui surgit au coeur du Noir”.Et ça ne marche pas toujours... Créer, c’est aussi renoncer par la grâce de son propre sens critique qui ne fait pas de cadeau à l’ego du créateur. On reconnaît le véritable artiste à son sens du sacrifice. Il doit pouvoir renoncer à un tableau qui ne vit pas. Le secret de la belle œuvre est dans cette exigence non-négociable du peintre avec lui-même, comme l’écrivain qui déchire ses pages imparfaites. Le travail à l’encre de Chine ne tolère pas la médiocrité. La lumière du Noir doit, paradoxalement, anticiper la virginale blancheur d’un papier sans concession duquel surgit une émotion libérée par le contraste maîtrisé de deux couleurs qui se marient pour le meilleur sans le pire. Avec Dabancourt, le Noir et le Blanc s’entendent si bien que leur fidélité réciproque est une éternité assurée qui dépassera l’existence du peintre, lui, le délicat sentimental attaché à cette encre de Chine comme l’eau à la rivière. Avec éric Dabancourt, le Noir et le Blanc deviennent une couleur, la couleur d’une âme bouleversée qui exprime sa sensibilité au monde avec cœur et poésie. Anne Deschamps philosophe, un grain de philo contre la folie du monde !

À propos de l'artiste

Le trait est moteur. Il emporte avec lui une ligne, une série de points reliés entre eux, naturellement, de séductions en séductions. Et que devient ce trait ? Que peut-il devenir dans l’adversité du hasard, du papier blanc, du mouvement capricieux de la main ? Pourtant, il devient. L’œuvre d’Eric Dabancourt réfléchit cette métamorphose subtile, habile, unique et singulière. La démarche de l’Artiste qui, au gré de ses expériences d’encre et de plume, observe encore et toujours la vie du trait qu’il crée, naissance furtive et instinctive. Le dessin, c’est une première personne du pluriel qui emmène vers la plus vaste des explorations, celle qui nous unit à l’autre, échange, traverse, transgresse, surpasse, embrasse. Avec ce trait qui est multiple, le trait est plusieurs. En mêlant l’objet matériel au trait factuel, Eric Dabancourt entend faire dialoguer les mondes sensibles, afin de voir jusqu’où peut s’établir la communication. Comme un petit théâtre d’ombres et de lumières, les obstacles parlent aux chemins, et ne forment plus qu’un, dans l’adversité de la création, sempiternellement soumise aux aléas des interprétations.

Le couloir

par eric Dabancourt
160€