Sélection d'Artistes Femmes 2022

Les femmes artistes sont à l'honneur ! 
 

Chez voar.fr, les femmes sont à l'honneur toute l'année avec 50% de femmes artistes dont les oeuvres sont en vente sur notre plateforme. À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, nous vous proposons une sélection de huit oeuvres réalisées par des artistes femmes


1 - « Vie d'Ange (série Affectation des Voies) » de Cendres Delort.


Vie d'Ange, Cendres Delort, 2005.
Techniques mixtes. 45x 45 cm.
400€

J’explore le langage, ce qui implique une pratique artistique protéiforme ; elle s'appuie sur la mise en scène, la lecture publique, la performance, le graphisme, la photographie, le cinéma et des entretiens sonores. Je passe régulièrement par une période de recherche et/ou de formation, ce qui engendre rencontres et collaborations. La spatialisation de mes œuvres est une préoccupation centrale, aussi bien dans des lieux fermés que dans l'espace public. Chaque projet est d’abord une aventure humaine, construit sur la curiosité, l’échange et le partage. C’est ainsi que j’écoute le bruit du monde pour en retranscrire une lecture sensible, qu‘elle soit vivante et/ou visuelle.


2 -  « Paysage de poche #3 » de Chloé Mossessian.


Paysage de poche #3, Chloé Mossessian, 2021.
Photographie, Collage. 21x 30 cm.
375€

Les formes découpées proviennent de photogrammes de mes films, de mes photographies ou d'archives familiales des paysages dans lesquels j’ai grandi. Les souvenirs/variations de ce même paysage deviennent des petits morceaux d'été intemporels et à la lisière d'être abstraits. La série de collages est aussi un travail de recherche visuelle pour mon film en production, Alentour. Sa pratique oscille entre le film-installation, la photographie et le collage. Travaillant de manière nomade où sa caméra, son ordinateur et ses ciseaux lui servent d'atelier, elle développe souvent ses projets à partir de la géo-histoire des lieux dans lesquels elle habite (ou qu'elle contemple de loin).


3 - « Oblitération / Cycle des Colères, nature morte n°7 » de Anya Tikhomirova.


Oblitération / Cycle des Colères, nature morte n°7, de Anya Tikhomirova, 2020. 
Photographie, volumes plâtre ou béton (moulages), objets manufacturés et dépouilles organiques. 40x 60 cm. 
450€

Cette oeuvre est issue de mon projet "Oblitération". Celui-ci se déploie en diverses formes : Installation, photographie, vidéo, dessin, objets, son. Il y est question de l’ambivalence qu’entretient l’homme avec le reste du vivant, avec l’ensemble de l’écosystème. Il s'articule autour de divers positionnements moraux ou émotionnels : Cycle des Colères. Les oeuvres de cette série sont influencées par le travail et l’esthétique du peintre Giorgio Morandi (1890-1964). Si G.Morandi chérissait les objets uniques, patinés par le temps, faits de matériaux « nobles », ayant âme et personnalité, cette série représente l’opposé : des objets produits par millions, sortis du même moule, impersonnels, polluants. Nous nous retrouvons alors sûrement autour d’une réflexion sur le temps, notre temps : il a été dit de Morandi que ces toiles étaient une façon discrète de rejeter le monde moderne. Cette série dénonce également modestement notre monde de plastique. Les tirages sont réalisés sur demande. Il est possible d'envisager d'autres formats ou d'autres finitions. 


4 - « Alive » de Lucie Laluque.


Alive, Lucie Laluque, 2021. 
Dessin, Peinture. 30x 42 cm. 
500€

La série ALIVE figure naïvement des paysages dépouillés aux formes épurées et couleurs éclatantes, pensés comme des paradis perdus dans lesquels s’installent des personnages énigmatiques pris dans leur lutte intime. Lucie Laluque développe un territoire de recherche sur la notion de temps orienté autour de l’image, de ses relectures et de ses raccords à des éléments hétérogènes. Le dessin sur papier y tient une place particulière, et fonctionne par série.
 

5 -  « Matriochkas: les princesses moches » de Marion Arbona.


Matriochkas: les princesses moches, Marion Arbona, 2021.
Sculpture. 20x 7x7cm. 
450€

Pourquoi les princesses seraient toujours belles ? Le droit d’être moche même pour les poupées russes !! Illustratrice depuis une dizaine d’années dans le secteur de l’édition jeunesse, j’essaye de plonger le spectateur dans un univers riche en couleurs et en détails. Mes créations revisitent aussi l’univers du jouet et de l’objet ludique. 


6 -  « Téhéran brule et moi avec » de Parya Vatankhah. 


Téhéran brule et moi avec, Parya Vatankhah , 2020. 
Photographie. 80x 120 cm. 
1550€

Téhéran brule et moi avec, Les manifestation de novembre 2020 en Iran contre la hausse du prix du pétrole qui finit par des massacres de la population et des arrestations massives. Parya Vatankhah est une artiste plasticienne, commissaire d’exposition et chercheuse en art, franco-iranienne, vivant et travaillant depuis plusieurs années à Paris.Les sujets de son travail se nourrissent de ses épreuves intimes et sociales comme la révolution islamique en Iran et ses conséquences sur les violations des droits de l’Homme et l’inégalité femme/ homme, la guerre, les problèmes économiques jusqu’à l’expérience de son immigration.Ses œuvres abordent la complexité à se construire et à connaître sa propre identité quand la violence et la souffrance causées par les conflits politiques atteignent l’intime.


7 -  « Sans titre » de Camille Couturier.


Sans titre, Camille Couturier, 2020
Peinture, encre de Chine. 40x 40cm.  
400€

Je pratique l’encre de Chine depuis douze ans, matière idéale, en parfaite adéquation avec mon être intime. Mon travail s’est orienté progressivement vers une peinture de paysage, énigmatique, à la frontière de l’abstraction et de la figuration.La source est en soi, à l'intérieur, obscure, inconsciente, inépuisable.Soi comme silence, solitude, espace vacant et vivant, couloir.Disponible et concentrée à la fois, je trace une ligne, quelques gestes pour habiter l'espace, je m'étonne et médite les apparitions. En amont, il y a un élan – sans réflexion, je plonge, je suis surprise, heureuse sans doute.En aval le désir ou la nécessité de recommencer.
 

8 - « Série D » de Gisèle Bonin. 


Série D, Gisèle Bonin, 2020.
Dessin, 40x 40cm. 
700€

C'est une re-création sous forme d'extraction / mise en œuvre lente et méticuleuse : il s'agit de présenter la carence et l'inexorable, autant qu'une « hyper-présence » spatiale et chronologique, bien que fragmentaire. Renverser une indéfinissable absence par la multiplication invisible, à l'infini, des signes de présence: il y a quelque chose de mystérieux et de viscéral à déposer, une image à faire advenir parce qu'il m' est nécessaire de la fabriquer d'une part, de la voir pour la regarder, d'autre part. Mes recherches plastiques s'orientent ainsi depuis toujours vers ces questions essentielles d'un point de vue artistique (donc personnel), voire existentielles, que sont l'identité et l'intimité, voire leur relation même, car elles ne se posent que dans un rapport de soi à l'autre, supposant une relation, une rencontre.